Couverture de la fiche pratique Equanity sur le dialogue entre mécènes et porteurs de projets, sir le mécénat d'entreprise avec les témoignages du Groupe Bayard, de Blancheporte et du Groupe EDF

Mécénat d’entreprise : 5 clés pour un dialogue plus intense entre mécènes et porteurs de projets

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Le mécénat d’entreprise n’a jamais autant pesé en France : plus de 170 000 entreprises mécènes et 3,8 milliards d’euros de soutien, selon le Baromètre Admical 2024. Mais un chèque ne fait pas un partenariat. Ce qui distingue les engagements qui durent, c’est la qualité du dialogue entre l’entreprise et les associations qu’elle soutient. Notre première fiche pratique en tire cinq clés, à partir des expériences de Bayard, Blancheporte et EDF.

Mécénat d’entreprise : du financement à la relation

Le mécénat change d’échelle et de nature. Entre 2018 et 2023, le nombre d’entreprises déclarant des dons a été multiplié par 1,8, d’après le Baromètre du mécénat d’entreprise 2024 d’Admical. Surtout, 88 % des mécènes agissent désormais au niveau local ou régional, et le renforcement de l’ancrage territorial devient leur deuxième motivation (36 %).

Ce mouvement vers le terrain rapproche mécènes et associations. Il rend aussi plus visible une question longtemps restée secondaire : comment l’entreprise dialogue-t-elle avec les structures qu’elle soutient ?

C’est l’une des quatre dynamiques mises au jour par l’étude Les nouvelles dynamiques du mécénat, tendances et perspectives des entreprises engagées, publiée par Equanity et Carenews en mai 2025 à partir des réponses de 93 fondations, fonds de dotation et directions mécénat. La relation entre parties prenantes s’y intensifie : co-construction, implication des équipes, gouvernance partagée.

Les 5 clés d’un dialogue réussi entre mécènes et porteurs de projets

Pour prolonger l’étude, et continuer nos travaux sur les transformations à l’oeuvre dans l’entreprise (cf. Mécénat & RSE : le nouveau paradigme de l’entreprise engagée, Equanity x Admical 2023), nous avons interrogé trois entreprises aux profils contrastés : le Groupe Bayard, entreprise à mission ; Blancheporte, qui a créé une fondation abritée en 2022 ; et le Groupe EDF, à travers sa fondation. Leurs pratiques convergent vers cinq ingrédients.

1. Écouter avant de financer

La qualité d’un partenariat se joue avant le premier euro versé. Les mécènes de l’étude organisent en moyenne trois rencontres préliminaires, pour une sélection qui s’étale sur trois à six mois. Aucun dossier d’appel à projets ne restitue à lui seul le besoin réel, les contraintes et le modèle de fonctionnement d’une association.

EDF en a fait un principe : rencontrer chaque structure en amont pour comprendre ses besoins et ses objectifs. Chez Bayard, les projets sont co-construits avec les structures externes et les équipes du groupe.

2. Faire du collaborateur la passerelle avec l’association

Un partenariat tient grâce à des personnes. 68 % des mécènes interrogés font témoigner les porteurs de projets auprès de leurs collaborateurs, et les pratiques les plus durables reposent sur un salarié référent qui fait circuler l’information dans les deux sens.

Blancheporte nomme ainsi des référents, véritables « courroies de transmission » entre associations, fondation et entreprise. Bayard mobilise le mécénat de compétences, une pratique encore minoritaire : seules 16 % des entreprises mécènes la proposent, selon Admical.

3. Faire entrer les associations dans l’entreprise

Quand un porteur de projet prend la parole en interne, l’engagement cesse d’être une ligne de reporting. 62 % des mécènes invitent les associations à leurs événements internes et 60 % les font intervenir en conférence. Bayard inverse aussi le mouvement, en organisant des rencontres de ses salariés au sein des structures accompagnées.

4. Tenir un dialogue à double sens, au rythme de l’association

L’écueil le plus fréquent consiste à plaquer les attentes d’impact de l’entreprise sur un projet associatif qui a ses propres temporalités. Une action mal calibrée devient alors une charge de plus pour l’association.

EDF veille à ce que l’implication de ses salariés ne pèse pas sur ses partenaires. Bayard pilote ses coalitions avec des indicateurs définis en commun.

5. Ancrer le dialogue dans la durée et la gouvernance

Sans ancrage institutionnel, un bon partenariat ne survit pas au départ de ceux qui le portent. Dans l’étude, 63 % des instances de gouvernance comptent plus de 30 % de membres extérieurs à l’entreprise. Blancheporte fait siéger un collège de salariés au comité de pilotage de sa fondation.

Le choix de la structure porteuse compte ici : fondation abritée, fondation d’entreprise ou fonds de dotation n’offrent pas les mêmes marges pour ouvrir la gouvernance. Nous avons détaillé ces options dans notre article Associations, fondations, fonds de dotation : quel véhicule choisir pour votre projet d’intérêt général ?

 

Le regard d’Equanity : Ces cinq clés ne se déploient pas d’un bloc. Selon la maturité de votre politique de mécénat, la priorité peut être de formaliser l’écoute en amont, de structurer un réseau de référents ou d’ouvrir la gouvernance. C’est ce diagnostic de départ que nous réalisons avec les entreprises et fondations que nous accompagnons.

Responsabilité territoriale des entreprises : le dialogue s’incarne sur le terrain

L’étude Equanity × Carenews identifie une tendance de fond qui traverse les quatre dynamiques : la responsabilité territoriale des entreprises (RTE). Elle rejoint le constat d’Admical sur la territorialisation croissante du mécénat.

C’est souvent au plus près du terrain que le dialogue se vit le mieux. Les réseaux de correspondants ou de référents, présents dans plusieurs des structures interrogées, en sont l’illustration : le salarié devient le point de contact entre l’entreprise et la vie associative de son territoire.

Tendance 2030. Notre projection est claire : les collaborateurs seront au cœur des engagements de l’entreprise, garants de son implication auprès des porteurs de projets. Komeet, solution d’engagement des salariés invitée à commenter la fiche, observe le même mouvement

 

Structurer votre stratégie de mécénat avec Equanity

Le dialogue entre mécènes et porteurs de projets ne s’improvise pas, mais il se construit à partir de ce qui existe déjà. La fiche pratique détaille chacune des cinq clés, avec les témoignages complets du Groupe Bayard, de Blancheporte et du Groupe EDF, les chiffres de l’étude et une recommandation opérationnelle par clé.

Architecte de passerelles entre secteur privé et acteurs de l’intérêt général, Equanity accompagne entreprises, fondations et fonds de dotation pour démarrer, développer ou aligner leur stratégie d’engagement.

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Cette fiche est la première d’une série consacrée aux dynamiques du mécénat identifiées dans notre étude avec Carenews.

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